Le côté humain d’une plateforme : l’exemple d’Ulule Canada

En général, les médias québécois abordent le sociofinancement sous deux angles : l’angle people, lorsqu’un artiste assez connu décide d’y avoir recours (et hop! on recycle le topo du sociofinancement 101), et l’angle économique, pour démontrer la croissance du modèle grâce aux exploits de plateformes millionnaires. Pas étonnant, donc, que la population québécoise connaisse si peu le modèle, qu’elle associe très souvent à la charité (surtout pour les artistes) ou à une nouvelle forme d’arnaquerie

Deleuze et le sociofinancement

Quand on me demande pourquoi je m’intéresse tant au sociofinancement — après tout, je ne suis ni entrepreneurs ni artiste — ma réponse s’avère souvent longue, très longue même, parce qu’elle comporte plusieurs parties : l’aspect numérique, communicationnel, économique, créatif, etc. De quoi perdre l’attention de mon interlocuteur. C’est pourquoi j’ai développé avec le temps une version courte, qui se résume ainsi : le sociofinancement me fascine, car j’y vois un écosystème fascinant à observer, que j’oserais dire révélateur de notre futur économique, créatif et social. Et surtout social. Au point de tracer des parallèles avec la pensée de Deleuze.

Quelles sont les plateformes de sociofinancement au Québec?

On s’entend que le magasinage d’une plateforme n’est pas l’affaire la plus trippante du monde. Si bien qu’il s’agit d’une des étapes les plus négligées de la planification d’une campagne, car quand vient le temps de la choisir, les créateurs vont généralement se tourner vers la plus populaire dans leur milieu. Ce qui fait que bon d’artistes que j’ai rencontré ont choisi Indiegogo, sans trop savoir pourquoi — sinon qu’elle offre le modèle de financement flexible.